SAMEDI 24 FÉVRIER 2018 – Mona ABOUSAÏD, comédienne – Mathieu PICARD, piano 🗓 🗺

SAMEDI 24 FÉVRIER 2018
20H00
ENTRÉE LIBRE

Il fait froid

« Il fait froid, il fait sombre, des actes humains sont laids mais certains veulent croire en la possibilité d’un monde fraternel. Une comédienne et un pianiste pèsent apparemment bien peu dans la marche du monde. Pourtant, réunir Hugo, Barbara, Bartók, Shāmlou, Chopin, Gary et d’autres est déjà une manière de se rassembler et, par le prisme de l’innocence mortelle de l’enfance, de passer de la violence à l’espérance. »

PROGRAMME

Jeanne Moreau
Lettre à Brice Hortefeux

Victor Hugo
« Depuis six mille ans la guerre »

Béla Bartók
Allegro Barbaro

Véronique Sanson
« Monsieur Dupont »

Victor Hugo
« Le mendiant » tiré des Contemplations (V, 9)

Barbara
« La fleur, la source, l’amour »

Robert Schumann
« Der Dichter spricht » tiré de Kinderscenen, Op. 15

Romain Gary
Extraits de La vie devant soi

Wolfgang Amadeus Mozart
Extraits des Variations sur « Ah, vous dirais-je maman »

Frédéric Chopin
Étude en ut mineur,  Op. 25 n°12

Ahmad Shāmlou
« Allégorie » tiré d’Hymnes d’amour et d’espoir

Jacques Brel
« Quand on n’a que l’amour »

Ahmad Shāmlou
« Discours facile sur l’espoir »
« Esquisse » tiré des Hymnes d’amour et d’espoir

Barbara
« Göttingen »

BIOGRAPHE

Mona Aboussaïd, comédienne

 

 

 

 

 

 

 

Mathieu Picard, piano

Né en 1990 à Chalon-sur-Saône, Mathieu Picard débute sa vie artistique par dix années de théâtre. Il commence le piano au Conservatoire à Rayonnement Régional de Chalon-sur-Saône à l’âge de treize ans et obtient son prix à l’unanimité du jury au Conservatoire de Lyon en 2009. Il est reçu la même année au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP) où il a obtenu un Diplôme de Premier Cycle Supérieur de Culture musicale et un Master de Musicologie. Il obtient également une Licence de Musicologie de l’université Paris-IV Sorbonne. Parallèlement, il se perfectionne en piano à Paris avec Olivier Peyrebrune puis avec Catherine Weill-Coz au CNSM. Depuis plusieurs années, il se produit en récital, en soliste ou en musique de chambre, à diverses occasions et s’attache à la question de la transmission. Il est également l’auteur de divers textes pour Les Talens Lyriques, le compositeur Alain Féron, le Trio Estampe, le Conservatoire National Supérieur de Paris, le pianiste Simon Ghraichy, l’Opéra de Montpellier, le Grand Théâtre de Provence, le Théâtre du Gymnase de Marseille, le Théâtre du Jeu de Paume d’Aix-en-Provence, l’ensemble Accentus, le festival Automne en Normandie… En 2012-2013, Mathieu Picard est lauréat-boursier de la Fondation Kriegelstein. Passionné de pédagogie, il est professeur d’éducation musicale, depuis la rentrée 2015, dans les écoles de la Ville de Paris.

 NOTE D’INTENTION

Le point de départ de ce spectacle est un choc artistique : c’était en 2012 et je venais de regarder le film Welcome de Philippe Lioret, avec Vincent Lindon. J’étais encore étudiant au CNSM et mon bouleversement fut tel que j’eus envie de transformer ma colère, mon indignation, mon choc en acte artistique. A cet élan s’ajoute mon envie de retrouver le monde du théâtre et de la littérature : les planches m’ont en effet tenu en haleine pendant dix années, jusqu’à mon bac, Littéraire, mon troisième univers après la musique et le théâtre.
Mon principe de base fut alors de n’utiliser que du matériel déjà écrit (pièces pour piano seul, chansons, textes littéraires, poétiques, politiques…) et de juxtaposer les différents éléments sans rien y ajouter afin d’obtenir une alchimie, un fil d’Ariane sous-jacent. Ainsi une interprétation naît-elle en chacun, consciemment ou non, en fonction de son parcours de vie. Je partais du postulat – bien connu – que selon la manière dont on juxtapose des pièces, on obtient un sens, ce sens n’étant pas le même chez chacun d’entre nous et variant en fonction de l’ordre de ces pièces. Sans trame narrative préexistante, je voulais faire émerger malgré tout une narrativité de l’agencement des différents morceaux.
Le choix des textes et des musiques devait se faire très simplement, à l’origine : je ne souhaitais mettre en valeur que des pièces que j’aime profondément. Puisque le spectacle partait d’un bouleversement humain, il fallait que ce mouvement de la vie vers l’art se reflétât dans le choix du matériau. Le fond devait être le miroir de moi-même, de ma sensibilité voire de ma sensiblerie.
Ainsi, aujourd’hui se côtoient Victor Hugo, Véronique Sanson, Ahmad Shāmlou – poète iranien – Barbara, Frédéric Chopin, Romain Gary, Béla Bartók… sans aucune crainte ou aucune gêne de l’anachronisme. En effet, je n’ai pas cherché à faire un spectacle d’une époque, sur une époque particulière ou encore moins dans un style particulier. J’ai au contraire tenté de transmettre ce souffle qui me meut en tant qu’artiste.
Il faut surtout parler de l’aide précieuse que Mona m’a apporté en tant que comédienne. Une simple juxtaposition de littérature et de musique ressemble trop à un concert-lecture et ce n’est absolument pas la forme que je souhaitais adopter. Mona m’a donc aidé à faire de ce projet un travail de scène, un spectacle tout simplement.

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