Positive Grid s’est imposé comme l’un des acteurs les plus commentés dès qu’on parle d’amplis guitare connectés et de logiciels audio. Entre la gamme Spark pour la pratique quotidienne et l’écosystème Bias pour la simulation ampli, la marque attire autant les guitaristes débutants que les producteurs exigeants. Les retours oscillent entre enthousiasme pour la modélisation sonore et agacement face à la dépendance aux applis. Ce contraste nourrit un vrai débat chez les musiciens qui cherchent un outil de travail fiable pour la scène, le home-studio ou l’apprentissage.
Au cœur de la discussion, on retrouve quelques questions simples. Un Spark Mini ou un Spark Go peuvent-ils vraiment remplacer un combo à lampes pour jouer au quotidien, voire pour un petit concert dans un bar rock ou un club de jazz ? Les suites Bias FX et Bias Amp offrent-elles une alternative crédible aux pédaliers multi-effets, aux Kemper et aux modélisations intégrées des grosses stations audionumériques ? Et surtout, comment s’y retrouver dans ces avis utilisateurs parfois diamétralement opposés, entre louanges sur la qualité des sons clairs et critiques sur la stabilité logicielle ? Ce sont ces points que le texte détaille, en s’appuyant sur des retours concrets de guitaristes, de home-studistes et de passionnés de production musicale.
En bref
- Spark, Spark Mini et Spark Go couvrent trois usages bien distincts : pratique à la maison, mobilité et ultra-portabilité, avec une base sonore commune.
- Les logiciels Bias FX et Bias Amp restent parmi les outils de simulation ampli les plus appréciés pour leurs sonorités et leur profondeur de réglages.
- Les points faibles récurrents concernent l’ergonomie des applis, quelques soucis de stabilité et la dépendance au smartphone pour exploiter tout le potentiel.
- Pour un guitariste moderne qui enregistre chez soi, l’écosystème Positive Grid peut remplacer un parc d’effets guitare et d’amplis physiques, à condition d’accepter la logique “tout numérique”.
- Le choix entre Spark, Mini, Go et suite Bias dépend surtout du volume possible à la maison, de la place disponible et du rapport souhaité entre jeu “plug and play” et réglages poussés.
Sommaire
Positive Grid Spark, Spark Mini et Spark Go : avis détaillés sur les amplis guitare connectés
La série Spark est souvent la porte d’entrée vers l’univers Positive Grid. Trois modèles dominent les discussions : Spark 40, Spark Mini et Spark Go. Ils partagent le même ADN de modélisation sonore et de connexion à une application mobile, mais visent des situations très différentes, de la chambre d’étudiant à la mini-scène de quartier.
Le Spark 40, avec ses 40 W en classe D et ses quatre haut-parleurs de 2 pouces, joue dans la catégorie des amplis domestiques capables de sonoriser un salon sans forcer. Beaucoup d’utilisateurs venant de combos type Yamaha THR décrivent une étape franchie en termes de profondeur de son et de nombre de presets disponibles. La possibilité de charger des sons créés par des guitaristes du monde entier rappelle le principe des banques de presets que l’on retrouve dans le monde du studio, mais cette fois sous forme d’ampli posé sur un bureau.
Un point revient souvent dans les avis utilisateurs : le Spark 40 donne vraiment l’impression d’un “vrai” ampli guitare, avec un comportement crédible dans les graves et une bonne tenue lorsque l’on monte le volume. Certains bassistes l’utilisent même comme solution d’appoint, tout en notant une distorsion un peu marquée sur les bas registres. Pour un batteur ou un claviériste qui découvre la guitare, ce côté “tout-en-un pratique” rappelle la logique d’un clavier arrangeur : on branche, on choisit un preset, et on joue.
Le Spark Mini se positionne un cran en dessous en volume, mais clairement pas en qualité de son. Deux haut-parleurs de 2 pouces et un radiateur passif produisent un bas étonnamment solide pour un si petit boîtier. Beaucoup de guitaristes qui avaient accumulé interfaces, DAW, plug-ins et petits préamplis rack admettent être surpris de ce que ce cube propose en pratique quotidienne. L’ampli devient en quelque sorte l’équivalent d’une bonne enceinte Bluetooth spécialisée pour guitare, avec une application qui prend le relais pour les réglages fins.
La contrepartie est claire. Sans l’application, les options de façonnage du son sont limitées sur le Mini. Les retours mentionnent souvent la frustration de ne pas pouvoir modifier la couleur sonore sans sortir le téléphone ou la tablette. Pour un usage purement “je branche, j’allume, je joue sans écran”, mieux vaut regarder le Spark 40. En revanche, pour un guitariste qui bouge entre son appartement, le local de répète et, parfois, un studio comme ceux que l’on croise chez Blob Audio, la batterie intégrée du Mini et sa compacité deviennent vite un atout majeur.
Tout en bas de l’échelle de taille, le Spark Go se glisse presque dans la poche d’un gigbag. Son haut-parleur de 2 pouces ne peut évidemment pas rivaliser en volume avec ses deux grands frères, mais la qualité perçue étonne encore une fois. Branché sur une entrée ligne d’un ampli de puissance ou d’un combo plus classique, le Go se transforme même en multi-effets très convaincant. Certains guitaristes expérimentés y voient une alternative minimaliste aux gros pédaliers, avec une courbe d’apprentissage plus douce.
Quelques remarques critiques méritent d’être soulignées. D’abord, le changement de son pendant le jeu reste moins intuitif que sur un pedalboard traditionnel, surtout si l’on n’utilise pas de footswitch dédié. Ensuite, toute la gamme repose sur une application mobile dont la qualité perçue varie beaucoup selon l’OS, la version et le type de smartphone. Un bug d’app en plein exercice de jeu peut couper net l’inspiration, ce qui n’arrive pas avec un bon vieux combo à lampes acheté chez un magasin spécialisé comme Guitare Village.
En résumé, la gamme Spark vise juste pour la pratique quotidienne, le jeu à faible volume et les mini-sessions. Le compromis principal tient dans ce lien permanent au numérique, à accepter ou à refuser selon sa manière de jouer.

Bias FX, Bias Amp et JamUp : avis sur les logiciels audio Positive Grid pour la simulation ampli
Si les amplis Spark ont rendu la marque visible au grand public, l’âme de Positive Grid reste du côté logiciel, avec Bias FX, Bias Amp et, un peu plus en retrait aujourd’hui, JamUp. Ces outils sont au centre de nombreux retours d’expérience sur les forums d’informatique musicale et chez les utilisateurs de DAW comme Reaper, Ableton Live ou Logic.
Bias FX 2, décliné en version LE, Professionnel et Elite, revient souvent comme une référence en matière de simulation ampli et d’effets guitare. Des utilisateurs qui ont déjà testé Guitar Rig, Revalver, les modèles Line 6 ou les gratuits de chez Ignite Amps soulignent le réalisme des sons clairs, crunch et saturés. Nombreux sont ceux qui expliquent avoir enfin trouvé une palette sonore crédible aussi bien pour du rock moderne que pour du blues, voire du métal actuel.
D’autres retours sont plus tranchés. Certains parlent de “très bonne simulation” mais jugent le logiciel gourmand en ressources, surtout sur des machines un peu anciennes. Des critiques pointent aussi des protections anti-piratage jugées envahissantes, ou des plantages en contexte de live. Un guitariste qui joue sur un iMac de 2011, par exemple, se montre agréablement surpris par la stabilité globale, mais concède quelques limites en termes de latence et de consommation CPU lorsqu’il cumule plusieurs plugins en parallèle dans sa DAW.
Bias Amp, lui, vise les guitaristes qui veulent littéralement “construire leur ampli de A à Z”. On ne se contente plus de choisir un modèle d’ampli virtuel : on modifie l’étage de puissance, les lampes, le type de transformateur, les baffles. Sur le papier, cela ressemble à un rêve de geek du son. Dans la pratique, certains utilisateurs adorent la finesse de réglage et affirment que Bias Amp reste, encore aujourd’hui, l’un des simulateurs les plus aboutis pour qui sait exactement ce qu’il cherche.
Un autre courant d’avis utilisateurs nuance cette admiration. Les commentaires “supers sons, mais…” ou “presque parfait” reviennent dès que l’on parle de gestion de presets, d’intégration avec ToneCloud ou de stabilité sur certaines configurations Windows. Un utilisateur compare même la qualité audio de Bias Desktop à celle de matériel physique haut de gamme, tout en se plaignant de la frustration de devoir passer à une version plus chère pour profiter de tous les baffles et presets partagés en ligne.
JamUp, utilisé principalement sur iOS, garde une petite communauté fidèle. Certains musiciens l’ont adopté sur iPod Touch ou iPad mini pour la composition nomade, en expliquant avoir abandonné les concurrents pour ne garder que cette appli. Là encore, le scénario typique est celui du guitariste qui bosse des idées dans son salon avant d’aller les affiner en studio, parfois chez des enseignes reconnues comme Effect On Line à Lyon pour tester ensuite ces sons sur un vrai backline.
L’écosystème logiciel Positive Grid se positionne donc clairement dans le haut du panier pour la qualité sonore. Les réserves viennent plutôt de la logistique numérique. Sauvegardes de presets, licences, compatibilité OS, gestion en live : un musicien qui vise le concert régulier doit anticiper ces aspects avec autant de sérieux que le choix d’un bon câble ou d’un micro de reprise.
Comparatif Spark, Spark Mini, Spark Go : quelle configuration Positive Grid pour votre pratique guitare ?
Pour choisir un ampli Positive Grid, mieux vaut raisonner à partir de l’usage réel plutôt que des fiches techniques. Un guitariste qui habite en appartement à murs fins n’a pas les mêmes contraintes que celui qui dispose d’un sous-sol isolé ou qui répète toutes les semaines avec un groupe rock. Un tableau synthétique aide à y voir plus clair.
| Modèle | Puissance | Poids | Haut-parleurs | Batterie | Usage conseillé |
|---|---|---|---|---|---|
| Spark 40 | 40 W classe D | 5,2 kg | 4 x 2″ | Non | Pratique maison, mini live, sessions avec batteur léger |
| Spark Mini | 10 W classe D | 1,5 kg | 2 x 2″ + radiateur passif | Oui (env. 8 h volume modéré) | Home practice, déplacements, répètes tranquilles |
| Spark Go | 5 W classe D | 346 g | 1 x 2″ + radiateur passif | Oui (env. 8 h volume modéré) | Pratique silencieuse, travail au casque, multi-effets portable |
Ce tableau met en évidence un point clé. Le Spark 40 est pensé comme un ampli principal à la maison, avec assez de réserve pour un petit concert ou une répétition soft. Le Spark Mini joue plutôt le rôle de couteau suisse portable, capable d’assurer à la fois la pratique sur le coin d’une table et la répétition chez un ami sans prise de tête. Le Spark Go, lui, s’apparente à une loupe sonore, un concentré de fonctions dans un encombrement minimal.
Dans les comptes rendus de guitaristes qui comparent ces modèles après quelques semaines d’usage, un schéma revient souvent. Ceux qui possédaient déjà un Mini ont parfois migré vers le Spark 40 pour gagner en graves, en présence et en possibilités de réglages directement sur le panneau avant. Ils gardent pourtant le Mini pour les vacances, les répétitions discrètes ou les cours. Ce duo 40 + Mini couvre alors quasiment toutes les situations du quotidien, sauf les grosses scènes.
Le Spark Go, lui, trouve sa place dans deux profils. D’un côté, les joueurs qui ne peuvent pas faire monter le volume chez eux et misent sur le casque ou l’écoute de proximité. De l’autre, les musiciens qui voient dans le Go un préampli/multi-effets à glisser dans une housse pour le brancher ensuite sur un ampli neutre ou une sono. Branché sur une enceinte FRFR ou dans une salle équipée, il peut servir de cœur de rig pour des concerts de petite taille, à condition de bien préparer ses presets en amont.
Pour un adolescent qui vient de commencer la guitare et rêve d’un son à la Brian May ou façon Alvin Lee, le choix dépendra aussi de l’environnement sonore à la maison. Si la famille supporte un certain volume, le Spark 40 créera un rapport plus direct au son qui sort dans la pièce. Si les contraintes de voisinage sont fortes, le Mini ou le Go, avec la pratique au casque, évitent les tensions tout en offrant des sons très crédibles pour travailler bends, vibratos et phrasés.
On peut résumer une logique de choix simple. Spark 40 pour ceux qui veulent ressentir l’air bouger et éventuellement assurer quelques mini-concerts. Spark Mini pour ceux qui cherchent un compromis entre compacité, autonomie et qualité de son. Spark Go pour les guitaristes mobiles qui travaillent partout, y compris tard le soir ou dans des logements aux murs très fins.
Forces et limites des avis utilisateurs sur Positive Grid : ce qu’il faut lire entre les lignes
Les pages d’avis utilisateurs sur Positive Grid sont riches, parfois contradictoires. On y lit des “quel son” enthousiastes à côté de “immense déception”. Pour un musicien qui cherche des repères, l’enjeu n’est pas de compter les étoiles, mais de comprendre le contexte de chaque témoignage. Une simulation d’ampli encensée par un métalleux sur Gibson Les Paul ne donnera peut-être pas la même satisfaction à un jazzman qui cherche un clean hyper neutre.
Un motif récurrent concerne la comparaison avec le matériel physique. Certains musiciens qui ont connu les V-Amp, Pod, Kemper et gros stacks à lampes avouent que Bias FX, Bias Amp ou les sons du Spark leur ont redonné envie de jouer, tout simplement. Ils parlent d’un ressenti proche d’un ampli à lampes pour une fraction du poids, avec la possibilité de s’enregistrer en quelques secondes. Pour un guitariste qui enchaîne composition, maquettes et enregistrements maison, l’argument est solide.
En face, on trouve des avis qui insistent sur le caractère parfois “plat” des sons dans un mix dense ou sur une scène bruyante. Des utilisateurs expliquent préférer d’autres solutions de modélisation lorsque le son doit traverser une batterie musclée et un bassiste généreux. L’écart s’explique souvent par le contexte d’écoute. Ce qui impressionne au casque ou à bas volume dans un salon peut perdre une partie de son relief dès qu’on se retrouve au Rock am Ring version locale, ou dans un festival régional qui n’a rien à envier à un Rock am Ring en termes de niveau sonore.
Autre point sensible, la question de la robustesse logicielle. Plusieurs avis négatifs sur Bias FX 2 parlent de plantages, de problèmes de licences, de bugs lors des mises à jour. Il ne s’agit pas d’un cas isolé dans le monde des plugins. Mais pour un guitariste qui a vécu une coupure de son en plein live à cause d’un logiciel, la confiance est durablement entamée. D’autres retours, parfois sur les mêmes versions, rapportent au contraire une stabilité impeccable sur des systèmes Windows ou macOS bien entretenus.
On voit alors émerger une conclusion nuancée. Les produits Positive Grid brillent par leurs fonctionnalités et par la richesse des sons, mais ils demandent une certaine discipline numérique. Sauvegarder ses presets, vérifier les versions de firmware, tester une configuration en répétition avant un concert : toutes ces bonnes pratiques, qu’un futur ingénieur du son apprend dès sa formation, deviennent aussi importantes que le choix du médiator.
Enfin, les avis sur la politique commerciale divisent. Certains saluent les promotions régulières, qui rendent les suites Bias beaucoup plus abordables. D’autres se disent lassés de devoir racheter certaines options ou de voir de nouvelles versions arriver alors qu’ils viennent d’investir dans une licence précédente. Là encore, rien de très différent d’autres éditeurs de logiciels audio, mais ce ressenti pèse sur l’opinion globale, surtout chez les musiciens au budget serré.
Pour tirer le meilleur parti de ces retours, la bonne approche consiste à repérer les témoignages qui ressemblent à sa propre situation. Même style de musique, même environnement (home-studio, scène, répétition), même niveau technique. Un avis isolé prend alors tout son sens, bien plus qu’une moyenne d’étoiles sortie de son contexte.
Conseils pratiques pour intégrer Positive Grid dans une configuration de production musicale moderne
Une fois le choix d’un Spark ou d’une suite Bias posé, reste une question concrète : comment intégrer tout cela dans une chaîne de production musicale cohérente, sans se perdre dans les câbles et les menus ? Les retours de musiciens qui composent chez eux, parfois en parallèle de leurs projets de groupe, donnent quelques pistes très pragmatiques.
Premier cas de figure, le guitariste qui utilise un Spark comme carte son et ampli de travail. Le Spark 40, par exemple, peut servir d’interface USB directe vers une DAW. On obtient alors le son de l’ampli dans le casque ou dans les haut-parleurs, tout en capturant la piste traitée dans le logiciel. Pour un home-studiste qui sait déjà jongler avec les enregistrements de piano, de voix ou de pads, ce flux est relativement naturel.
Certains préfèrent une autre approche. Ils enregistrent le signal “sec” de la guitare dans la DAW, puis utilisent Bias FX 2 comme insert pour modeler le son après coup. Cette méthode, proche de la re-ampisation classique en studio, demande une interface audio dédiée, mais donne une souplesse énorme au moment du mix. Changer d’ampli virtuel, ajuster un delay, corriger une compression devient un geste simple, sans avoir à réenregistrer la prise.
Pour un musicien qui veut progresser sur la compréhension du son, cette flexibilité fait une vraie différence. On rejoint ici ce que beaucoup de professionnels considèrent comme des compétences clés pour un ingénieur du son moderne : gestion des sources, maîtrise de la chaîne d’effets, écoute critique des modifications. Positive Grid, via Bias comme via Spark, fournit un terrain de jeu pédagogique pour expérimenter ces notions sans louer un studio à la journée.
Autre aspect souvent sous-estimé, la combinaison des outils Positive Grid avec des accessoires physiques. Plusieurs guitaristes racontent brancher un overdrive analogique devant un Spark Mini, ou utiliser un delay boutique après un Bias FX inséré dans la boucle d’effet d’un ampli. Le but est de mêler le caractère d’une pédale physique au confort de la modélisation. Même logique avec des baffles externes, ou avec des enceintes FRFR pour les concerts.
Pour structurer ce type de configuration, une liste de vérification simple aide à éviter les mauvaises surprises :
- Vérifier les niveaux d’entrée et de sortie entre l’ampli ou le plugin et l’interface audio.
- Tester la latence globale de la chaîne (guitare → interface → DAW → monitoring) avant un enregistrement sérieux.
- Sauvegarder des presets “de base” pour le clean, le crunch et la distorsion, utilisables dans plusieurs projets.
- Garder un son de secours simple (ampli physique ou plugin alternatif) en cas de bug le jour J.
Ce pragmatisme se retrouve aussi dans les échanges entre musiciens. Un guitariste nantais qui fréquente Hurricane Music expliquait par exemple utiliser Bias FX 2 à la maison pour composer, puis venir tester ses idées sur un vrai stack en magasin. Il exporte alors quelques presets clés, les adapte sur du matériel physique, et valide ou corrige ses choix sonores. La frontière entre “virtuel” et “réel” devient poreuse, ce qui est plutôt sain.
Pour les enseignants de guitare, l’écosystème Positive Grid peut aussi servir de support pédagogique. Les fonctions de backing tracks, de Smart Jam, ou simplement le streaming de YouTube dans l’appli Spark transforment une séance de travail en situation d’écoute active. On passe du simple exercice de gamme au jeu sur des morceaux préférés, avec la possibilité de sauvegarder des réglages adaptés à chaque élève, comme on personnaliserait un accompagnement au piano en fonction d’un chanteur.
Où et comment tester Positive Grid : avis de terrain, magasins et scènes réelles
Reste une dimension concrète que les fiches techniques ne remplaceront jamais. Comment ces amplis et logiciels se comportent-ils hors du salon, dans des situations réelles, au contact d’autres musiciens, de techniciens et de lieux dont l’acoustique n’est pas toujours prévisible ? Les retours de terrain, mêlant live, magasins et répétitions, donnent des indices précieux.
Certains musiciens racontent avoir découvert Positive Grid en magasin spécialisé plutôt qu’en ligne. Des enseignes comme Centrale Guitars à Paris ou Guitarmaniac offrent parfois la possibilité de comparer un Spark à d’autres amplis de modélisation, ou de brancher une guitare connue sur une suite Bias installée sur un ordinateur de démo. Ce contact direct change souvent la perception que l’on a d’un produit vu seulement en vidéo YouTube.
Les expériences d’achat en ligne varient, mais beaucoup mentionnent des plateformes comme Gear4music lorsqu’ils parlent de tarifs attractifs sur les amplis Spark ou sur les licences Bias. L’enjeu, pour un guitariste qui n’a pas la possibilité de tester avant d’acheter, reste alors de bien lire les conditions de retour et de garantie. Un Spark mal adapté à un appartement peu isolé ou un plugin trop lourd pour un ordinateur ancien peuvent vite devenir des sources de frustration.
Sur le plan scénique, plusieurs scénarios ressortent. Des guitaristes utilisent un Spark 40 comme retour personnel sur scène, en l’envoyant en direct vers la console. Ils profitent alors de leurs presets maison, tout en laissant l’ingé son gérer l’équilibre dans la façade. D’autres se servent de Bias FX 2 sur un ordinateur portable, avec une interface audio fiable, puis sortent vers la sono du lieu. Ces montages fonctionnent bien tant que la configuration est testée et maîtrisée en amont.
Les témoignages plus mitigés parlent souvent de configurations improvisées. Un ordinateur mal optimisé, une alimentation douteuse, un câble USB fragile : autant de petits détails qui peuvent ruiner une prestation. Certains musiciens reconnaissent alors préfèrer la stabilité d’un combo à transistors ou d’un stack classique pour les dates importantes, gardant Positive Grid pour la préproduction, la répète et les petites scènes à risque limité.
Le rapport affectif à l’instrument joue aussi un rôle. Pour un fan de rock qui a grandi en regardant les stacks d’icônes sur les grandes scènes, arriver avec un petit Spark Go sous le bras peut donner l’impression de trahir un certain imaginaire. D’autres, au contraire, revendiquent un minimalisme assumé, où l’essentiel est de pouvoir jouer partout, du salon à la petite scène de bar, sans se casser le dos avec un 4×12.
Au fil des retours de terrain, une constante se dessine. Positive Grid propose un arsenal sérieux pour qui veut travailler son son, enregistrer chez soi et disposer d’un set de base pour des concerts à taille humaine. En revanche, la marque ne remplace pas encore tout le plaisir tactile et visuel d’une collection d’amplis vintage ou d’une salle remplie de pédales. Plutôt qu’un substitut total, beaucoup de musiciens y voient un complément agile, un outil de travail qui cohabite avec des guitares, des amplis et des accessoires plus traditionnels.
Spark peut-il remplacer un ampli guitare classique pour jouer en groupe ?
Pour une répétition à volume modéré ou une petite scène, un Spark 40 bien réglé, envoyé dans la sono ou utilisé comme retour, peut faire le travail. En revanche, face à un batteur très puissant et un gros système de basse, certains guitaristes préfèrent garder un ampli plus traditionnel pour conserver de la marge en volume et en dynamique. Le Spark reste alors un excellent outil de travail et de mini-live, mais pas forcément le seul ampli de tout un projet rock.
Bias FX 2 est-il vraiment adapté au métal moderne ?
Les retours sont globalement positifs pour le métal moderne, surtout avec des guitares à humbuckers et des interfaces audio correctes. Beaucoup de guitaristes louent la précision des hi-gain et la qualité des baffles virtuels. Les rares critiques viennent surtout de ceux qui cherchent un rendu extrêmement spécifique, proche de certains stacks légendaires, ou qui rencontrent des problèmes de ressources processeur sur des machines datées.
Spark Mini vaut-il la différence de prix avec Spark Go pour un débutant ?
Pour un débutant qui joue surtout à la maison et veut un bon équilibre entre son, volume et simplicité, le Spark Mini représente souvent le meilleur compromis. Il offre plus de présence sonore que le Go, une écoute plus confortable dans une pièce, et la même application. Le Go devient intéressant si la contrainte principale est la place et si l’on vise beaucoup le jeu au casque ou la fonction de multi-effets portable.
Les logiciels Positive Grid sont-ils adaptés aux enregistrements professionnels ?
Oui, à condition de les intégrer dans une chaîne de production maîtrisée. Plusieurs ingénieurs du son utilisent Bias FX ou Bias Amp pour des prises directes, parfois en complément de re-ampisations sur de vrais amplis. Les plugins offrent assez de qualité pour figurer sur des productions sérieuses, mais tout dépend du reste du mix, de la prise de son de la batterie, des basses et des voix, et de la manière dont on traite ces pistes dans la DAW.
Faut-il choisir un ampli Spark ou directement un plugin Bias FX si l’on fait surtout du home-studio ?
Si l’objectif principal est l’enregistrement et le mix dans une DAW, Bias FX sur ordinateur laisse une marge de manœuvre plus large, avec re-ampisation et édition après coup. Si le plaisir de jeu, le côté « je branche et je joue » et le volume dans la pièce sont prioritaires, un Spark sera plus satisfaisant au quotidien. Beaucoup de musiciens finissent d’ailleurs par combiner les deux, en enregistrant au travers d’un Spark tout en gardant des plugins pour retoucher ou enrichir les sons.





