SAMEDI 19 AOÛT 2017 – CHRISTOPHE VAUTIER, piano 🗓 🗺

SAMEDI 19 AOÛT 2017
20H00
ENTRÉE LIBRE

PROGRAMME

Jean-Sébastien Bach / Ferruccio Busoni
Prélude de la cantate BWV 659 : Nun komm, der Heiden Heiland (Que le sauveur des païens vienne maintenant)

Jean-Sébastien Bach / Franz Liszt
Transcription des Prélude et fugue en la mineur, BWV 543

Jean-Sébastien Bach / Ferruccio Busoni
Prélude de la cantate BWV 639 : Ich ruf zu dir, Herr Jesu Christ (Je t’invoque, seigneur Jésus Christ)

Jean-Sébastien Bach
Partita n°2 en ut mineur, BWV 826
– Sinfonia
– Allemande
– Courante
– Sarabande
– Rondeaux
– Capriccio

ENTRACTE

Maurice Journeau (1898-1999)
Impromptu n° 1, Op. 55 (1971) dédié à sa fille
Impromptu n° 6, Op 61 (1974)

Maurice Ravel (1875-1937)
« Ondine » extrait de Gaspard de la nuit, poème d’après Aloysius Bertrand (1908)
Pavane pour une infante défunte (1899)
Jeux d’eau (1901)

Henri Dutilleux (1916-2013)
« Hommage à Bach » extrait d’Au gré des ondes (1946)

BIOGRAPHIES

Christophe Vautier

Il est des pianistes différents.
Des artistes livrant une musique sans concession, claire et lumineuse.
Aller au plus près d’une incandescence, d’un feu intérieur, aller au cœur d’une œuvre.

« Cela fait des années que je ne l’avais pas vu se lever ainsi ».
L’épouse de Gyorgy Cziffra, en secret et émue, remercie Christophe qui vient de jouer devant le Maître.
Outre le fait de devenir lauréat de sa Fondation, Christophe Vautier sera son dernier élève.
Le Maître le fera travailler la dernière année de sa vie.

Christophe commence alors sa carrière de soliste par le second concerto de Rachmaninov.
Un parcours de concerts en France bien sûr et en Italie, en Chine, au Mexique ou en Afrique.
Des rencontres et des échanges…

La pianiste Cécile Edel-Latos, qui l’a initié à la musique, restera un écho de tous les instants.
Christophe part travailler en Angleterre avec la pianiste Sulamita Aronowsky. Du piano pur.
À la moindre note dans laquelle elle ne reconnaît pas Haydn, elle lui demandera d’arrêter de jouer.
L’authenticité du son. Il la retrouve 15 ans après et joue pour elle : « Ce sont les progrès que j’attendais de toi ».

Le « métier de vivre », des chemins de traverse, se nourrir de tout ce qui crée
matière et rêves. Ne pas jouer pour jouer, mais pour avoir quelque chose à raconter, à transmettre.
Un de ses maîtres lui dira : « Si nous avons tous la même technique, nous n’aurons jamais le même son, car nous n’avons pas la même histoire ».

Dès la première note, reconnaître le compositeur. Le son et l’orchestration.
C’est là que tout se joue. Une musique débarrassée de toutes ambages, de tout travers, de toute gangue.
Et aujourd’hui être prêt, enfin, à transmettre cela.

La musique interprétée par Christophe Vautier est une musique qui fait du bien.
Ses concerts sont et seront toujours un moment à part.
Quelque chose qui se suspend et laisse trace.

Maurice Journeau

 Maurice Journeau est né le 17 novembre 1898 à Biarritz. Dans cette ville balnéaire, il eut l’occasion d’entendre de nombreux concerts de musique de chambre dès son plus jeune âge qui, joints à l’étude du piano, éveillèrent en lui le désir de composer vers quatorze ans.
Bien que destiné à une profession non musicale, il put toutefois étudier la composition à l’École Normale de Musique de Paris de 1920 à 1922 inclus, avec Nadia Boulanger et Max d’Ollone. Puis, menant une vie familiale et professionnelle en-dehors du milieu musical, il continua de composer régulièrement le soir jusqu’en 1984, date à laquelle il décida de s’arrêter.
Son répertoire comporte soixante-quinze œuvres pour piano, clavecin, orgue, musique de chambre et orchestre, y compris une symphonie. Parmi les œuvres de musique considérées comme les plus représentatives de son style par le compositeur lui-même, on peut noter les Sonatines pour piano, le Quatuor à cordes, certaines œuvres pour violon (Aux rivages méditerranéens, Berceuse, Deuxième Sonate pour violon), la Toccata pour piano ou orgue et les Impromptus pour piano.

 Les six Impromptus pour piano, composées d’affilée entre 1971 et 1974, étaient une des œuvres préférées de Maurice Journeau : elles appartiennent à l’ultime période musicale du compositeur, au même titre que les trois derniers Nocturnes et quelques œuvres pour piano indépendantes. Leur création fut le fait d’un hasard : la rencontre du pianiste Christophe Vautier avec un petit-fils du compositeur, son élève au Conservatoire de Versailles. C’est ainsi que Maurice Journeau lui confia ensuite ce recueil : la création de ces pièces s’échelonna de 1994 (en présence du compositeur encore, en l’église Saint-Merry) à 1998, lors d’un hommage à l’occasion du Centenaire de Maurice Journeau à Versailles. Cette année 1998 fut aussi celle de leur parution discographique, fruit de ce cheminement artistique de quelques années.

Concerts à venir
76, rue de la Verrerie - 75004 Paris Carte