DIMANCHE 25 FÉVRIER – Carine GUTLERNER, piano 🗓 🗺

DIMANCHE 25 FÉVRIER 2018
16H00
ENTRÉE LIBRE

Concert de piano avec des oeuvres de Beethoven, Brahms, Moussorgski et Debussy
Voyage romantique et au-delà avec Carine Gutlerner.

PROGRAMME

Johannes Brahms  (1833 – 1897)
Intermezzi, Op. 117
– Andante moderato
– Andante non troppo e con molta espressione
– Andante con moto

Ludwig van Beethoven, (1770 – 1827)
Sonate No. 23 en fa mineur, Op. 57 : « Appassionata »
– Allegro assai
– Andante con moto
– Allegro, ma non troppo

Claude Debussy (1862 – 1918)
La cathédrale engloutie

Modest Moussorgski (1839 – 1881)
Tableaux d’une Exposition – Promenade
1. Gnomus
2. Il vecchio castello
3. Tuileries
4. Bydło
5. Ballet des poussins dans leurs coques
6. Samuel Goldenberg et Schmuyle
7. Limoges. Le Marché
8. Catacombae. Sepulcrum Romanum Cum mortuis in lingua mortua
9. La cabane sur pattes de poules
10. La Grande Porte de Kiev

BIOGRAPHIE

Carine Gutlerner, pianiste-concertiste
(concerts au Carnegie Hall, réinvitée en 2016)
chef de chœur, compositeur
(musique de film : « Le Journal d’Anne Frank »,
« Paul Delvaux », « Nana »…
)
docteur en Musique

 Carine Gutlerner a été formée par Flore Levine (disciple d’Emile Bosquet — Premier Grand Prix du Concours Anton Rubinstein) et a remporté de nombreux Premiers Prix dont ceux de Piano, Direction Chorale, Musique de Chambre, Histoire de la Musique au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles (Belgique), avant d’obtenir aux États-Unis, un Master en Piano, un Master en Direction Chorale, ainsi qu’un Doctorat en Musique. Elle y a travaillé avec Joanne Baker (disciple de Wilhelm Backhaus et Présidente du Gina Bacchauer Competition), Jack Winerock (disciple de György Sándor) et suivi des Masterclasses avec Claude Frank et Abbey Simon. En Europe, Carine Gutlerner a également pu bénéficier de l’enseignement de Frédéric Gevers, Antoni Besses, Robert Leuridan, Nicole Henriot et Pierre-Alain Volondat.
À ses nombreux concerts, Carine Gutlerner a été appréciée par la critique tant pour le répertoire classique que pour le répertoire contemporain. Elle a enregistré un CD avec des œuvres de Franck et de Moussorgski (C.E.A. MUSIKA, 2012) et un CD avec des œuvres de Beethoven et de Brahms (même éditeur, 2014, également disponible à la Fnac). Un nouveau CD est en préparation avec la même production pour 2018.
 Artiste graphique, elle a publié un livre d’art (Traits de mémoire. Œuvres graphiques. Texte d’André Lorant. Cohen & Cohen, Paris, 2015. 362 p., 289 dessins).
Se consacrant également à l’enseignement, Carine Gutlerner a obtenu le CA (Certificat d’Aptitude) et est actuellement Professeur titulaire de Piano « Hors Classe » de Conservatoire. Elle donne des Masterclasses de Piano en Europe et aux États-Unis.

 « Son jeu assuré est orienté vers le culte du pianiste soliste en parfaite maîtrise de son instrument (…) une artiste de Sturm und Drang, également capable d’exprimer d’authentiques moments de calme et de tendresse ». Barry L. Cohen, New Music Connoisseur

 « Après un superbe disque consacré à Franck et Moussorgski, Carine Gutlerner poursuit un étonnant parcours – certes solitaire comme la plupart des vrais artistes – mais avec une dimension qui serait comme la quête d’un univers à la fois musical et spirituel. » Stéphane Friédérich, Pianiste.

 « Jeu magistral associant puissance et raffinement à l’intimité d’un salon. » Robert S. Clark, The Hudson Review

NOTE DE PROGRAMME

• Johannes Brahms                                                                                                           Intermezzi, Op. 117 (1892) 

Les trois Intermezzi, Op. 117 furent composées en 1892 à Ischl. Ces courtes pièces de caractère sont en forme ABA et font partie des dernières œuvres pour piano seul composées par Brahms (op.76 et op. 116 à 119). Comme extraites d’un journal intime, Brahms avait l’habitude d’envoyer ses œuvres à Clara Schumann qui les qualifia comme
« Un trésor de chefs d’œuvres inépuisables ». Le 1er Intermezzo est inspiré par une ancienne berceuse écossaise
« La lamentation de lady Anne Bothwell », tirée des Reliques de Percy, que Brahms connaissait depuis longtemps par les « Stimmen der Völker » de Herder. Le 2ème Intermezzo est composé par une mélodie émergeant d’arpèges avec une voix qui répond en « écho ». Le second thème en majeur, empreint de nostalgie est construit à partir du 1er thème chromatique mineur, empli de tristesse et de mélancolie. Le 3ème Intermezzo commence en mineur  avec un thème sombre à l’unisson. La partie médiane plus animée commence en majeur. Brahms nommait ses trois Intermezzi, Op. 117 « Les berceuses de ma souffrance ».

• Ludwig van Beethoven                                Sonate no. 23 en fa mineur, Op. 57 « Appassionata » (1804-1805)

La Sonate no. 23, op. 57 Appassionata fut composée vers 1804-05. On y trouve le fameux motif à 4 notes le “motif du Destin”, esquissé à la même époque que sa 5ème Symphonie, qu’il acheva vers 1807-1808. Le titre « Appassionata »  fut donné lors d’une publication ultérieure par l’éditeur Cranz de Hambourg. Beethoven ne désavoua pas ce titre. D’autre part, son disciple Czerny nous confie qu’à l’exception des dernières 5 grandes Sonates, Beethoven lui-même considérait son  Appassionata  comme «sa plus grande ». Le 1er mouvement est construit en forme-sonate. Le 1er thème à l’unisson descendant est conclu par un trille dans une atmosphère hantée. Après plusieurs reprises, on entendra pour la première fois le fameux « Motif du Destin ». Le 2ème thème ascendant utilise la même cellule rythmique du 1er thème avec un accompagnement d’accords et en mouvement ascendant, avec une lueur d’espoir. Un 3ème thème conclusif apparaît, développant librement le « Motif du Destin », sur un accompagnement de double-croches tempétueuses. Le 2ème mouvement est un thème solennel et hymnique dans le registre grave suivi de 4 variations, utilisant une diminution permanente de la valeur des notes noires initiales jusqu’aux triples croches, chacune des variations s’élevant d’un registre plus élevé vers l’aigu. Le thème initial réapparaît et se conclut par un accord de septième diminuée arpégé pianissimo, puis fortissimo. Ce même accord répété 13 fois fortissimo, sert de transition vers le 3ème mouvement. Le 3ème mouvement combine la forme-sonate et la forme de rondo libre et est basée sur un thème construit à partir de doubles croches tumultueuses, utilisé quasiment comme un « perpetuum mobile ». La coda (Presto) en accords staccato est suivi par le thème à une vitesse vertigineuses,  concluant cette Sonate dramatique, tourmentée et visionnaire.

 

Claude Debussy                                                                                                       La cathédrale engloutie (1910)

La Cathédrale engloutie est le 10ème prélude du premier Livre de Préludes composé dans les années 1909-1910. S’inspirant d’une vieille légende bretonne de la Cathédrale de la ville d’Ys qui fut engloutie par les flots, ce prélude évoque l’apparition de la Cathédrale où on entendrait  les cloches, ainsi que des chants des prêtres, de l’orgue avant que le monument ne soit à nouveau englouti. Le prélude utilise des accords de quintes et quartes parallèles (évocation de l’organum du moyen-âge), le chant grégorien et la gamme pentatonique. Commençant « dans une brume doucement sonore » pianissimo, elle se poursuit dans une section « peu à peu sortant de la brume » pour atteindre un climax fortissimo évoquant la Cathédrale avec les orgues. De loin émerge un chant « expressif et concentré, dans une expression allant en grandissant », dernière grandiose apparition avant de sombrer dans le dernier épisode « flottant et sourd », où la Cathédrale disparaît sous les flots.

 

Modest Moussorgski                                                                                      Tableaux d’une exposition (1874)

Moussorgski composa  les Tableaux d’une Exposition — cycle d’une dizaine de pièces, reliées entre elles par Promenade (pièce dont Moussorgski avait déclaré « qu’on pouvait y apercevoir sa physionomie ») — en  1874, inspiré par une exposition de dessins et de peintures, organisée à la mémoire de son ami architecte Victor Hartmann, décédé en 1873. Les visions de « Tableaux » qu’en propose Moussorgski, correspondent à ses archétypes et à ses fascinations pour des fantasmagories (Gnomus — un être grotesque et effrayant, La cabane sur pattes de poule —évocation de « Baba Yaga », la terrifiante sorcière des contes russes…), des scènes populaires (Bydlo — un  lourd charriot  polonais tiré par des bœufs, Limoges. Le Marché…), des univers d’enfants (Tuileries — dispute d’enfants), son  obsession de la mort (Catacombae. Sepulcrum Romanum ;  Cum Mortuis in Lingua mortua — où  Moussorgski  imaginait « des crânes, s’allumant doucement de l’intérieur »…), ainsi que son attachement à la grandeur épique de l’ancienne Russie (La Grande Porte de Kiev). Exploitant toutes les ressources sonores et techniques  possibles du clavier, d’une grande difficulté d’exécution, les Tableaux d’une Exposition sont devenus tout aussi populaires dans l’orchestration qu’en a réalisée Ravel (1922).

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