DIMANCHE 18 OCTOBRE 2020 – Association FEMMES ET MUSIQUE

DIMANCHE 18 OCTOBRE 2020
16h
ENTRÉE LIBRE

DE 1905 À AUJOURD’HUI

PROGRAMME

Sophia Vaillant, piano
Pauline Viardot
Mazourke (1905)

Germaine Tailleferre
Impromptu (1912)

Lili Boulanger
D’un jardin clair (1914)

Graciane Finzi
Barcarolle du souvenir (2001)

Cigvë, guitare électrique
Drone
Improvisation

Bernard Fauchet, piano
Pierre Wissmer
Trois études (1967)

Chloé Cheng, piano
Germaine Tailleferre
Seule dans la forêt (1952)

Maïlys Pascault, piano
Betsy Jolas
Signets (1987)

Louis Aronica, piano
Edith Lejet
Fleurs d’opale (1997)

Sona Khochafian, violon
Alain Bancquart
SONAte (2017)

Guilherme Carvahlo, violoncelle
Joao Svindiski, réalisateur informatique musical
Anne Sedes
Immersion pour violoncelle et électronique en temps réel (version 2020)

L’ASSOCIATION FEMMES ET MUSIQUE

L’association Femmes et Musique, à sa création, avait pour but de faire reconnaitre la légitimité artistique de la vocation musicale féminine et de défendre les droits des musiciennes en leur facilitant l’exercice de leur profession.
Aujourd’hui, nous insistons sur la reconnaissance des compositrices, et en même temps, sur la démocratisation de leurs œuvres, qu’elles soient de plus en plus facilement accessibles.
Nous produisons ainsi des spectacles, concerts où les compositrices tiennent quatre-vingt pour cents du programme, mélangées avec leurs confrères masculins.
Nos actions visent également à créer des passerelles entre les différents genres musicaux, en produisant des musiciennes et compositrices, d’horizons variés.
De ce fait, nous visons aussi la mixité des publics, en provoquant des rencontres, autour de la question des femmes dans la musique.
Enfin, l’association développe de plus en plus d’actions d’ouverture aux jeunes générations, souhaitant notamment sensibiliser ce public, d’une part aux questions de genres dans la musique, mais aussi, à l’engagement associatif.

Alain Bancquart, composition

Alain Bancquart a fait ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (violon, alto, musique de chambre, contrepoint, fugue et composition), puis a occupé le poste de troisième alto solo à l’Orchestre national de France, de 1961 à 1973. Il devient Directeur musical des Orchestres de Régions de l’ORTF (1973-1974), puis Directeur musical de l’Orchestre national de France (1975-1976). En 1977, il est nommé Inspecteur de la Musique au Ministère de la Culture. Il occupe cette fonction de 1977 à 1984, et est parallèlement producteur à Radio France des « Perspectives du XXe siècle ». Depuis 1967, il consacre l’ensemble de son travail à l’étude des micro-intervalles dans une approche néo-serielle, utilisant essentiellement les quarts de ton et, récemment, les seizièmes de ton. À l’occasion de ses quatre-vingt ans et en présence notamment des chercheurs, compositeurs, institutionnels ou interprètes comme Jean-Marc Chouvel, Franck Yeznikia, Laurent Martin, Paul Méfano, Michel Fischer, Pierre-Albert Castanet, Stéphane de Gérando, Karine Le Bail, Irène Jarsky, Pierre-Yves Artaud, Pierre Strauch, Hugues Dufourt, Michel Decoust, le Centre de documentation de la musique contemporaine à Paris (et ses partenaires CNRS, Université Paris-Sorbonne, CNSMDP, IREMUS) a rendu un hommage à l’œuvre et à l’action publique et pédagogique d’Alain Bancquart. Alain Bancquart était l’époux de la poétesse Marie-Claire Bancquart (1932-2019), romancière, essayiste et critique littéraire française, couple de créateurs ayant à de nombreuses reprises collaborées.

CIGVË

CIGVË est le projet solo de Catherine G. L’artiste est immergée dans la musique, à travers son travail de professeur, de philosophe, d’écrivain, d’éditeur, etc., jusqu’à ses projets musicaux de musicienne (M[[O]]ON, CIGVË). Le 1er mai, elle sortira son premier album via son projet solo CIGVË intitulé What Makes Them Burn. L’album est lancé par l’intermédiaire d’Oaken Palace Records, un « label de disques caritatif qui utilise tous ses profits pour soutenir diverses organisations environnementales du monde entier ». What Makes Them Burn est une aventure dans un paysage sonore auditif. Une écoute incroyable du début à la fin. Ce qui rend ce communiqué encore plus spécial, c’est qu’il est consacré à la « Tourterelle du sol aux yeux bleus en danger critique d’extinction et que tous les profits de la vente de bandes seront versés à sa conservation et à sa protection ». Ses effets de prédilections vont du flou et de la réverbération au trémolo et au retard.

Graciane Finzi, composition

« La musique : la lire, la jouer, l’inventer, l’improviser, la travailler, l’aimer, la chanter, la pleurer, l’oublier, la retrouver, toujours la retrouver. Je pense que c’est le seul art où le phénomène de plaisir est perpétuellement en expansion lorsque l’on écoute à plusieurs reprises un même motif, un même passage ou une même œuvre. Le domaine de la chanson a bien compris ce phénomène : le plaisir est décuplé à chaque nouvelle audition d’un thème souvent « archi-connu « . Mozart ne s’y prend pas mal non plus dans ce domaine…!
Je pense que l’un des plus grands péchés de notre siècle a été de ne pas avoir su dire les choses plusieurs fois de suite, de ne pas avoir su les répéter, bref d’avoir eu honte d’en éprouver du plaisir, et cela quel que soit le langage utilisé. Cela ne veut pas dire qu’il faille retourner à un langage tonal, je pense que c’est surtout une question de forme, de geste créateur large, au sens passionné ou romantique du terme. En résumé donc, je ne me gêne plus ! Une cellule me plaît ? Je la tords, la disloque, l’énerve, l’embellis, la dis et redis…Est-ce une bonne idée musicale ? Je l’exploite à fond, je la construis, la casse, l’étire, la superpose… » Graciane Finzi

Betsy Jolas, composition

Compositrice franco-américaine, Betsy Jolas se distingue par ses œuvres uniques à travers lesquelles elle affirme une écriture passionnée pour le timbre vocal. Sa carrière est marquée par de nombreux prix et distinctions, dont le Grand prix national de la musique (1974), le Grand prix de la Sacem (1982) ou encore le Prix international Maurice Ravel (1992). Ses œuvres sont créées et jouées dans le monde entier par des artistes et ensembles instrumentaux de premier plan. Compositrice mais aussi professeur, Betsy Jolas est nommée titulaire des classes d’analyse en 1975 et de composition en 1978 au Conservatoire de Paris, et enseigne également dans les universités américaines de Yale, Harvard, Berkeley, USC, San Diego et au Mills College.

Edith Lejet, composition

Edith Lejet est née en 1941 à Paris (France), où elle réside. C’est au CNSMD de Paris qu’elle a fait ses études de musique, ses maîtres en composition étant Jean Rivier, André Jolivet et Henri Dutilleux qui remplaçait souvent Jolivet. Elle a obtenu ses Premiers Prix d’Harmonie, Contrepoint, Fugue, Esthétique et Composition. Nommée en 1972 à un poste de professeur de solfège au sein de ce même CNSM, elle y a ensuite enseigné l’orchestration, la fugue, puis en 1992 elle a été chargée de lancer la classe « Écriture : musique du XXe siècle » qui venait d’être créée, et dont elle a occupé la chaire jusqu’en 2005. Depuis 2003, elle est Professeur de Composition à l’École Normale de Musique de Paris – Alfred Cortot. Dès 1969, elle a été commanditée par l’ORTF (devenue Radio France en 1974) pour deux œuvres importantes : l’une, Le journal d’Anne Frank, pour la Maîtrise, a donné lieu, sous la direction de Jacques Jouineau, à un enregistrement fort soigné, avec le concours d’artistes prestigieux comme Lily Laskine. L’autre concerne Monodrame pour violon et orchestre : ce concerto a été enregistré en studio avec Devy Erlih et l’Orchestre de Chambre de l’ORTF sous la direction de Daniel Chabrun, avant d’être joué en public avec l’Orchestre National. Autre événement notoire, la réalisation en 2004 d’un CD monographique intitulé Harmonie du soir de marque Mandala, par Jean Thorel et l’ensemble Stringendo, regroupant quelques œuvres pour ensemble instrumental, dont Espaces nocturnes (1976), Harmonie du soir (1977), ou encore Des fleurs en forme de diamants (mini-concerto de guitare, 1997). Pour l’ensemble japonais Muromachi, qui mêle des instruments baroques européens et des instruments traditionnels japonais, elle a écrit Toute la nature sort de l’or, pour quinze musiciens (2011) et Secret d’un paysage, concerto pour violon et dix-sept musiciens (créé par Hae-Sun Kang le 26 octobre 2013). Pour instrument seul, on peut citer La houle à l’assaut des récifs (2010) pour violoncelle, De lumière et de cieux embrasés (2010) pour harpe ; pour petites formations, Bruit de l’eau sur de l’eau pour deux violons (2009), ou Échos dans la vallée (1995-2011) pour violon, clarinette et piano. La musicologue et compositrice Lin-Ni Liao lui a consacré un ouvrage La pensée musicale d’Edith Lejet (2010 – Éditions de l’Observatoire Musical Français, Paris-Sorbonne).

Anne Sèdes, composition

Après l’étude de la guitare classique durant l’enfance, la pratique des instruments électriques à l’adolescence et une courte expérience dans le monde la pop, Anne Sèdes s’est intéressée aux musiques expérimentales et à l’informatique musicale dans les années 80 en fréquentant le département de musique de l’université de Paris 8, puis l’EHESS/IRCAM. Elle a étudié auprès de Guiseppe Englert, André Riotte, Marc Battier et Horacio Vaggione, Hugues Dufourt, Tristan Murail, Philippe Manoury, Jean-Claude Risset ou encore Cort Lippe. Elle a également collaboré aux éditions musicales transatlantiques aux côtés de Patrick Marcland. Depuis les années 2000, elle a orienté ses travaux de recherche et de création vers le domaine de l’espace sonore, des musiques mixtes, des environnements virtuels et de l’intermédialité. Anne Sèdes privilégie la création comme une activité expérimentale, comme une activité de recherche, qu’elle développe essentiellement en milieu académique, dans une perspective de faire-savoirs et d’offrir un accès sensible à des musiques réputées difficiles.
Elle est professeure en composition et recherche au département de musique de Paris 8, co-dirigeant avec Alain Bonardi le CICM (Centre de recherche en Informatique et Création Musicale du laboratoire MUSIDANSE) et collaborant à l’atelier de composition avec José Manuel Lopez Lopez. Elle dirige actuellement l’USR MSH Paris Nord. Elle est également co-présidente de l’AFIM (Association Francophone d’Informatique Musicale) avec Myriam Desainte-Catherine.

Sona Khochafian, violon

Sona Khochafian a fait ses études musicales en Syrie et au Liban. Elle débute le violon avec le pédagogue russe Michel Boricenko à Alep et remporte le 1er Prix National des Interprètes à l’âge de neuf ans, un 1er Prix au Conservatoire National de Beyrouth. Boursière de la fondation Gulbenkian, elle est lauréate du CNSMD de Paris dans la classe de Roland Chamy puis se perfectionne durant plusieurs années auprès de Dominique Hoppenot. Elle partage son temps entre l’enseignement et les concerts de musique de chambre, en France et à l’étranger. Elle est membre des ensembles Atempo, 2e2m, Kaleidoscope, Arcema et est violon solo de l’orchestre Les Musiciens d’Ose. Son talent et son dévouement pour la musique contemporaine a conduit de nombreux compositeurs à écrire pour elle (Adriano Holszky, Francisco Luque, Jean-Baptiste Devillers, Pierre Strauch, Patrick Marcland…).

Guilherme Carvahlo, violoncelle

Guilherme Carvahlo est maître de conférences à l’Université Paul-Valéry – Montpellier 3, et responsable de l’enseignement, la production et la recherche sur la musique contemporaine. Ses principaux centres d’intérêt sont les formalisations en musique, les rapports entre musique et mathématiques, l’épistémologie musicale et la théorie de la composition. Ses enseignements portent sur l’informatique musicale, l’histoire de la musique aux XXe et XXIe siècles, et les nouvelles directions que peuvent prendre la musicologie et la composition grâce aux nouvelles technologies. Les séminaires qu’il propose en Master sont souvent un approfondissement de ces sujets, en lien avec les recherches des étudiants. Il codirige avec Sophie Lacaze le festival Turbulences Sonores de musique contemporaine qui, en plus de proposer régulièrement des créations et des rencontres avec des compositeurs, compositrices et interprètes reconnus, donne aux étudiant.e.s l’occasion d’interpréter la musique récente et de présenter leurs propres pièces. Les Ateliers Contemporains, matière offerte en Licence et en Master, sont le lieu de préparation et de maturation de ces expériences qui culminent en concerts, compositions pour l’image (en collaboration avec l’atelier d’animation d’Annecy) et enregistrements.

Bernard Fauchet, piano

Bernard Fauchet a été pensionnaires de la fondation Laurent Vibert et a dû remplacer au dernier moment, avec sa femme Adèle violoniste, un concert annulé…. Un déclic à l’origine d’une formidable carrière internationale. Depuis cette date « fatidique », Adèle et Bernard ont parcouru le monde, avec de très nombreuses tournées tant aux USA qu’au Japon, en Europe, en Asie, en Afrique, donnant des masterclasses au cours de leurs déplacements et participant à de fréquentes émissions télévisées ou radiodiffusées. En 1989, ils participent aux commémorations du bicentenaire de la Révolution française et jouent avec l’orchestre de Houston à Rock stage devant cinquante mille personnes, après avoir partagé un concert avec Mady Mesplé à l’opéra de cette même ville.

Sophia Vaillant, piano

Sophia Vaillant a étudié dans des écoles prestigieuses : le Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon dans la classe de Pierre Pontier, la Guildhall School de Londres avec Paul Berkowitz, disciple de Rudolf Serkin, le Banff Centre for the Arts, au Canada et à l’Université de Stony-Brook à New York. Passionnée par la musique de tango, elle est la pianiste de La Tipica de Juan Cedron, fondatrice de TamborTango. Elle s’investit également dans des projets réunissant musique et théâtre, en se produisant notamment aux côtés de Marie-Christine Barrault. En 2013, elle intègre l’Université Paris 8 à Saint-Denis pour y effectuer un doctorat sur la musique mixte pour piano et électronique. Elle se produit régulièrement un peu partout dans le monde, que ce soit en récital ou en musique de chambre (Concertgebouw d’Amsterdam, Festival Atempo au Venezuela, Printemps de Bourges, le Quartz, Opéra-Comique et New-Morning à Paris, Ukraine, Malte, Italie, Allemagne, Hongrie, Usa…), et a enregistré plusieurs CDs. Par ailleurs, Sophia est présidente de deux associations, Thème et Variations, dans les Hauts-de-France, qui a pour objet de promouvoir la musique classique et tango en milieu rural, et Femmes et Musique à Paris, dont l’objet est de promouvoir les femmes dans la musique.

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